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Souffrance au travail

Lors du CHSCT du 7 mars, la Médecine du travail nous a présenté son bilan d’activité et celui des consultations de souffrance au travail pour l’année 2017.

La CGT a félicité le service pour la clarté et l’honnêteté de son travail.

Tout ce que la CGT dénonce depuis des années, et notamment l’interrogation sur l’organisation du travail et sa charge, et que notre employeur minimise voire nie, a été mis en évidence ce jour là par la médecine du travail, comme par exemple :

  • Absences prolongées dans une équipe avec un report de la charge de travail sur les collègues, entrainant progressivement des répercussions psychologiques, voire des atteintes physiques (TMS) selon l’activité professionnelle.
  • Tensions, conflits interindividuels dans une équipe, avec un dépérissement progressif du collectif de travail, et le sentiment d’une mauvaise prise en compte de la situation individuelle.
  • Sentiment de ne pas trouver sa place dans l’équipe, de ne pas être entendu, valorisé dans son travail.
  • Obligation de résultats avec effectifs réduits ou en capacité de travail réduite
  • Souhaits de mobilité n’aboutissant pas, reclassements difficiles, générant un sentiment de dévalorisation, de démotivation, de perte de sens du travail.
  • L’importance de la charge de travail dans certains services […], une forte pression de l’exécutif, une sollicitation des élus avec parfois des injonctions paradoxales, les demandes des partenaires sociaux génèrent des situations d’épuisement professionnel.
  • Le changement non maitrisé de la tâche et des conditions de travail, L’inadéquation entre ce qui est demandé à l’agent et les moyens personnels qu’il peut mobiliser, fragilise et insécurise l’agent.

La médecine du travail conclut à une augmentation progressive des visites médicales pour souffrance au travail dans les 4 dernières années avec un pourcentage plus important de cadres A et de femmes. Même si elle reconnait que les chiffres ne sont pas exhaustifs, ils sont le reflet d’une tendance. Ils ne constituent pas une valeur chiffrée absolue, car elle dit avoir bien conscience que tous les agent-e-s en difficultés ne transitent pas par la médecine du travail et que toutes les situations n’ont pas été répertoriées.

Au vu de ce rapport, la CGT demande au Vice-Président chargé du personnel, Président du CHSCT, de prendre ses responsabilités et de prononcer l’arrêt immédiat de tous les projets de service entrainant des suppressions de postes, la création de postes là où ils ont été supprimés, un vaste audit d’évaluation des charges de travail dans les services déjà réorganisés, un vaste plan d’accompagnement des cadres de la maison.

En séance, le président du CHSCT a refusé notre demande !!! en parlant de risque « multifactoriel »... Bref, en noyant le poisson !!

Pourtant, lors de l’agenda social, Roland Ries avait évoqué le fait de corriger l’ASPL (« Avenir du Service Public Local »)… Etonnant, non ?????